Dans 19 jours
Mardi 26 mai, 19h00
Rencontre autour de "Les Cendres de Bowie" avec Massimo Palma
Nous avons le plaisir de recevoir le philosophe et poète Massimo Palma pour parler de son dernier livre Les cendres de Bowie. C'est le troisième livre qu'il publie en France aux éditions de la variation après The Velvet Underground. Le son de l'excès (2023) et Walter Benjamin, substance (2024). Ce sera l'occasion de parler des métamorphoses de l'artiste anglais, des transformations du lien entre le public et les célébrités, de critique musicale, mais aussi de la Lune, des cendres, et autres satellites de notre sensibilité.
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De la poussière d’étoiles de Ziggy Stardust à la cendre du dernier album, Blackstar, Massimo Palma questionne les multiples renaissances qui ont fait de David Bowie un mythe vivant : l’homme qui venait d’ailleurs a su transformer la peur du vide en énergie créatrice, et chacune de ses métamorphoses — chaque nouveau masque, chaque nouveau personnage — a contribué à inventer une nouvelle façon de survivre.
Philosophe et poète, l’auteur voit dans l’artiste anglais un funambule moderne : celui qui ne cesse de mourir pour mieux renaître dans un autre personnage, qui transforme la matière même de la célébrité en rituel. D’une incarnation à l’autre, David Bowie n’a cessé de rejouer sa disparition.
Dans un essai dont le titre est une référence directe à Pier Paolo Pasolini (Les Cendres de Gramsci), Massimo Palma fait balancer les chansons de David Bowie entre la poésie d’Andrea Zanzotto, la pensée de Georges Bataille, ou encore celle de Jacques Derrida. David Bowie — né de la poussière d’étoiles, spécialiste de la métamorphose, être apocalyptique parfaitement intégré, étranger mais à l’aise dans ce monde — a dès le début mis en scène sa mort comme un rite de passage vers d’autres genres musicaux.
Dix ans après la mort de l’artiste anglais, ce livre est l’occasion pour Massimo Palma de rendre hommage à celui qui n’a cessé de créer de nouveaux personnages : il traite de l’obsession de Bowie pour la fin — ses déguisements, ses tenues — et de ses stratégies pour toujours recommencer.
Parce que David Bowie ne mourra jamais vraiment, renaîtra toujours de ses cendres : « Ashes to ashes, funk to funky / We know Major Tom’s a junkie ».
Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h et pendant les événements
Accès:
entrée libreCafé librairie Michèle Firk