Dans 4 jours
Dimanche 21 juin, 19h30
Issue de la scène expérimentale nordique, Fågelle incarne une collision brute entre lyrisme et déchaînement sonore. Sa musique mêle passages folkloriques, murs de son orchestraux, perturbations et —…
Issue de la scène expérimentale nordique, Fågelle incarne une collision brute entre lyrisme et déchaînement sonore. Sa musique mêle passages folkloriques, murs de son orchestraux, perturbations électroniques et voix primales.
Après deux albums salués par la critique — Helvetesdagar (« Jours d’enfer », 2019) et Den svenska vreden (« La fureur suédoise », 2023) — Fågelle revient aujourd’hui avec un nouveau projet ambitieux, profondément enraciné dans sa région natale du Halland, dans le sud-ouest de la Suède. L’album Bränn min jord (« Brûle ma terre ») marque un déplacement à la fois géographique et artistique : une écoute attentive des forêts et des villages qui l’ont façonnée. Loin de toute nostalgie, il s’agit d’une réappropriation de l’espace et de la mémoire, transformant des lieux délaissés en territoires de création.
Sur le plan sonore, l’album se distingue par une atmosphère sombre, texturée et immersive – guitares saturées, cuivres, prises de sons in situ et voix à vif. À la fois atmosphérique et organique, il oscille entre lumière et obscurité, désolation et tendresse. En intégrant musicien·nes, danseur·euses et vie ambiante locale au cœur des enregistrements, Fågelle réinvente la manière dont la musique peut dépeindre et transformer un paysage, en créant un pont entre tradition populaire et art sonore contemporain. Mais l’album dépasse son territoire pour poser des questions universelles : comment les lieux nous façonnent-ils ? Comment la mémoire s’inscrit-elle dans la terre ? Et comment le retour – même douloureux – peut devenir une façon d’habiter pleinement le monde.
Fågelle a donné de nombreux concerts à travers l’Europe, dans des festivals et lieux emblématiques tels que Roadburn, Way Out West, la Kantine du Berghain, Petit Bain, entre autres.
L’Hôtel de Marle, l’hôtel particulier construit à la fin du XVIe siècle, abrite l'Institut suédois depuis 1971. Il reste toujours un édifice unique à Paris pour son plafond peint d’origine ainsi que pour son escalier, sa façade et sa charpente dite “à la Philibert Delorme”, inscrits à l’inventaire des monuments historiques.
Accès:
Métro : Saint Paul-Le Marais (ligne 1) et Chemin Vert (ligne 8). Bus : 29, 69, 76 et 96. Vélib : rue de la Perle, rue Saint-Gilles.Accès côté jardin au 10 rue Elzévir
Institut suédois